Tous pour l'équipe et l'équipe pour tous : débarrassons-nous des biais cognitifs qui sabotent la cohésion !
Dans un environnement de travail collaboratif, chacun joue un rôle essentiel dans la communication et la gestion des tensions. Plutôt que d'attendre des managers qu'ils résolvent les conflits comme des super-héros du quotidien, chaque collaborateur a sa part de responsabilité. Prendre conscience de ses propres biais cognitifs et de leur impact sur les interactions, c'est un peu comme dépoussiérer ses lunettes : soudain, on voit les choses plus clairement !
Biais cognitifs ?
Ces raccourcis mentaux inconscients qui influencent nos jugements et nos décisions.
Mais que sont réellement les biais cognitifs ? Ce sont des raccourcis mentaux inconscients qui influencent nos jugements et nos décisions. Ils nous poussent à interpréter une situation selon notre propre prisme, parfois en nous éloignant des faits objectifs.
Repérer les moments où nous tombons dans l’interprétation ou le jugement
Nos biais cognitifs influencent inconsciemment notre perception des situations et des comportements des autres. Pour les identifier :
Faites attention aux réactions instinctives : Lorsque vous ressentez une forte émotion face à un collègue ou une situation, interrogez-vous : Suis-je en train d'interpréter ou de me baser sur des faits objectifs ?
Mettez en question vos croyances préalables : Nos expériences passées influencent nos perceptions. Prenez du recul et demandez-vous si vos suppositions sont justifiées.
Pratiquez la remise en question : Lorsque vous rencontrez un malentendu, demandez-vous en quoi votre propre manière de voir les choses a pu jouer un rôle.
Repérer les moments où nous tombons dans l’interprétation ou le jugement
Exercices de réflexion personnelle pour limiter nos biais
Le journal de biais
Pendant une semaine, notez les moments où vous avez fait une supposition rapide sur une situation ou un collègue. Identifiez les biais potentiels (biais de confirmation, effet de halo, etc.) et explorez d'autres façons d'interpréter ces situations.
La technique des trois "Pourquoi"
Lorsque vous vous sentez contrarié ou en désaccord avec quelqu'un, posez-vous trois fois la question "Pourquoi ai-je cette réaction ?". La première réponse est souvent superficielle. En creusant une deuxième fois, vous identifierez des croyances sous-jacentes ou des expériences passées qui influencent votre perception. Enfin, un troisième "Pourquoi" vous aidera à atteindre la racine de votre réaction et à mieux comprendre comment ajuster votre posture.
Pratiquer l’écoute active pour favoriser une communication claire et bienveillante
L’écoute active est une compétence clé pour prévenir les incompréhensions et favoriser un dialogue constructif. Pour l’exercer :
Reformulez ce que dit votre interlocuteur pour valider votre compréhension et montrer que vous êtes à l'écoute.
Posez des questions ouvertes pour encourager l’autre à exprimer pleinement son point de vue sans vous arrêter à votre propre interprétation.
Gardez une posture bienveillante et ouverte en mettant de côté vos préjugés et en évitant les réactions trop rapides.
La cohésion d'une équipe repose sur l'engagement de chacun, et pas seulement sur les managers. Prendre conscience de ses biais est une responsabilité collective qui permet d'améliorer la qualité des interactions et des collaborations. En adoptant une posture de recul, des techniques d’auto-réflexion et d'écoute active, nous contribuons tous à un environnement de travail plus harmonieux.
La prochaine fois que vous ressentez une tension, posez-vous cette question : suis-je en train d’interpréter ou de percevoir objectivement les faits?
Philippe Leclair